Trail du Mas Dieu ou mon 1er abandon 

Samedi 5 novembre 2016 a eu lieu le Trail du Mas Dieu à Montarnaud (34). 

La veille, j’effectuais un petit footing de 45 minutes avec quelques portions à allure de la course. Les sensations étaient bonnes, malgré une certaine fatigue en ce moment, un équilibre alimentaire bof bof. Je partais donc confiante, pas sur le chrono, qui au final en trail m’intéresse peu, ni sur le résultat, mais simplement sur le fait d’être en mesure de courir ces 20 km.

Arrivée sur site une bonne heure avant l’heure, accompagnée de deux autres coureuses, pas de stress, je retire mon dossard, vais me changer, m’échauffer un peu. À 14h30 c’est le départ 🙂

Y a du monde, les sentiers ne permettent pas de dépasser ou difficilement, et obligent parfois à s’arrêter. C’est pénible, mais bon. Petit à petit, cela se dégage. Je suis dans un bon rythme, je grimpe bien, les descentes, bof bof comme toujours, je ralentis, je perds du temps mais je suis confiante, je remonte peu à peu les gens partis devant. Peu après le 5ème kilomètre, nous abordons un faux plat descendant, sur un large sentier, caillouteux. Je prends l’extérieur gauche, moins jonché de cailloux, et…je chute. Cela va très vite, mon pied droit a pris un caillou, ma cheville a tournée, je suis par terre et impossible de repartir. Je sais que ma course s’arrête là…

Un signaleur non loin, après avoir été informé de ma chute par des coureurs, que je remercie d’ailleurs pour être restés près de moi jusqu’à ce que je sois prise en charge, vient me chercher. Après 150 m à cloche pied appuyée sur lui, nous rejoignons sa voiture. De retour au départ, je suis vue par un médecin qui confirmera ce que je pressentais : entorse de la cheville. 

Deux semaines de repos forcé, enfin sans courir. Semaines dont je vais profiter pour faire du gainage. Et puis dans deux semaines, je travaillerai la proprioception de manière à réduire les chances que ce scénario se reproduise. 

J’ai quelques mois avant mon prochain trail (janvier 2017), autant être aussi bien préparée que possible ! 

Voilà, un peu déçue de ne pas avoir pu terminer ma course, un peu embêtée au quotidien, mais optimiste et motivée concernant la suite ! 

Séance du jour

Était prévu une séance VMA : 20′ échauffement suivi de 10 x 2’/1′ avec 2′ à 90% de ma FCM et 1′ de récup.

Comme dit précédemment, je ne suis en ce moment pas en forme et il est nécessaire qu’en plus de me reposer je me penche sérieusement sur mon alimentation.

J’ai donc finalement renoncer à faire ma séance VMA et me suis contenter d’un petit footing d’une quarantaine de minutes à 70-75% de ma FCM. Ça fait du bien, ne fatigue pas trop et m’a permis de tester ma toute nouvelle paire de semelles orthopédiques. Selon la podologue, il faut environ un mois pour voir si elles conviennent ou pas.  Affaire à suivre …

Petit bonhomme étant parti chez son papa, j’ai devant moi une semaine pour me reposer mais aussi me remettre sur les rails en terme d’alimentation, de sommeil…

Variabilité de la fréquence cardiaque 

Jusqu’il y a peu, j’étais équipée d’une montre Garmin forerunner 620. Nageant deux fois par semaine, essentiellement pour récupérer et éviter au maximum le risque de blessure, j’ai décidé d’opter pour une montre pouvant s’utiliser en natation. Me voilà depuis une dizaine de jours équipée d’une Suunto ambit3 sport.

Il va me falloir un peu de temps pour l’apprivoiser. D’ores et déjà je suis adepte de la fonction récupération. Elle me permet un suivi plus précis de ma forme. Bien entendu, pas de grande surprise, en ce moment je me sens fatiguée, j’ai même hâte que mon petit bonhomme parte en vacances chez son père même s’il va me manquer mais j’ai besoin de repos. Il est difficile de se reposer en sa présence, il se réveille au moins une fois par nuit et me réveille aussi. 

Via mon bracelet Garmin vivosmart HR je peux suivre l’état de mon sommeil, ce qui me confirme que je ne dors pas bien. Difficile de récupérer en journée bien que ce soit les vacances. Rajouté à cela les sept semaines d’entraînement de mon plan et mon faible taux de fer confirmé par une prise de sang fin août, je sais que ce n’est pas la grande forme. La fonction récupération de suunto me le confirme juste et me rend plus raisonnable (ou presque). 

Le 5 novembre 2016 je cours le trail du Mas Dieu à Montarnaud. Trail de 20 km, environ 700m de D+ et surtout une barrière horaire. De ce que j’ai entendu dire le 10ème kilomètre doit être passé en moins d’une heure. Je tiens du coup à être suffisamment en forme bien que je sois suffisamment lucide pour savoir que je serais en pleine forme quand je serais bien reposée et que j’aurais une alimentation bien cadrée et ça c’est un autre problème.

Depuis quelques jours, chaque matin, j’effectue donc le test de récupération, le temps que la montre soit étalonée. Ensuite je ne le ferai plus que 3 fois par semaine. J’utilise en parallèle depuis deux jours l’application Élite HRV, les deux ne donnant pour le moment pas les mêmes résultats bien que la même tendance. L’application a également besoin de temps avant que les résultats soient précis.

Selon Sunnto Votre état de récupération est indiqué sur une échelle de 0 à 100 %. (http://www.suunto.com/fr-FR/sports/News-Articles-container-page/Le-tutoriel-du-mardi-les-fonctions-de-recuperation/)

Explication des résultats
De 81 à 100 Récupération complète. Entraînement à très haute intensité OK.
De 51 à 80 Récupération partielle. Entraînement à haute intensité OK.

De 21 à 50 Récupération en cours. Entraînement léger OK.

De 0 à 20 Pas récupéré. Reposez-vous.

Ci dessous le graphique des résultats obtenus à partir du test fait avec ma Suunto Ambit3 sport


Ci dessous les graphiques fournis par l’application Elite HRV. On peut constater que contrairement à Sunnto, plus le résultat est élevé moins l’on a récupéré.


Et ci-dessous un récapitulatif de mon activité au cours des derniers jours. À lire en travers, exemple, repos le 21/10/2016, le lendemain matin HRV = 58, j’ai donc récupéré, mais ma sortie longue le lendemain me fatigue et je retombe à 33.  Au vu de ma « mauvaise forme », jusqu’au 05/11 je ne participerai à aucun trail, aucune course et ce n’est pourtant pas l’envie qui manque !

Trail du Pont du Gard (09-10-2016)


Inscrite sur le 10 km un mois plus tôt, je regrette de ne pas m’être inscrite sur le 20. À l’heure où j’arrive il reste des dossards pour le 20 km, je peux donc en changer. Je réfléchis… la semaine suivante je cours le trail des Calades (16 km, 600m D+, St Jean de Cuculles, 34), il serait plus sage de courir le 10 km, seulement 10 km c’est court, ça demande de courir à un rythme plus rapide et rapide en ce moment je ne le suis pas. Cela fait cinq semaines que j’ai commencé mon plan, je suis toujours sous traitement pour mon faible taux de fer, je décide d’être raisonnable et cours le 10 km.
Bien qu’habitant à seulement 60 km de là, c’est ma première fois au Pont du Gard. Le site est vraiment manifique ! Il fait beau, mais il fait frais. Je garderais ma veste coupe vent (extrême de Raidlight) toute la course. Le parcours est roulant, mais là encore il y a des descentes caillouteuses, mon point faible, je perds un temps énorme dans chaque descente. J’ai peur, peur de me tordre une cheville, de me faire une entorse. J’élève un petit bonhomme au quotidien, seule, je dois pouvoir bouger, l’emmener à l’école, m’occuper de lui, une entorse me compliquerait sérieusement la tâche. Comme souvent, je perds du temps en descente, en rattrape en montée, sans que cela s’équilibre.

Cependant, je n’ai sur ce trail vraiment aucun objectif, j’y vais cool, je sais que c’est trop court pour moi, que je n’ai pas la vitesse nécessaire, je profite du paysage 🙂

Je mettrais 1h01 et terminerais 81eme au scratch, 10ème féminine et 6ème de ma catégorie.

Le buffet d’arrivée est top, grand, varié. L’organisation est aussi bonne que le site est superbe. Trail à refaire, les 20 km biensûr !

Je retrouve mes parents et mon fils à l’arrivée et direction Uzès, pour une petite balade et un resto pour fêter mes 33 ans.




Trail des Banuts (25-09-2016)


Depuis le trail des Ruffes et en prévision du trail du Mas Dieu (Montarnaud) qui se déroulera début novembre 2016, j’ai décidé de suivre un plan d’entraînement.

Petite recherche sur Google…quelques minutes plus tard me voilà en possession d’un plan prepa trail court, 3 séances par semaine. J’ajoute aussi de la natation dans ma préparation, travaillant en face d’une piscine, c’est plutôt pratique.

Deux semaines après le début du plan, trail des Banuts, à Combes (34), 16 km, 600 m D+.

Il fait frais, ça grimpe à priori pas mal (dixit ma voiture qui a bien consommé pour atteindre le parking de la course)

Le départ a lieu devant la caserne des pompiers, très vite nous nous retrouvons en forêt puis sur sentiers caillouteux. Comme à chaque trail je perds du temps dans les descentes, je ne suis pas à l’aise, je manque régulièrement de me tordre une cheville. Heureusement il y a du plat et des montées que je passe avec davantage d’aisance que lors des précédents trails. J’imagine que le fait de grimper les cinq étages du boulot plusieurs fois par jour n’y est pas pour rien.

Le trail fait finalement 17,1 km, et c’est dans les deux derniers kilomètres que je passerais de 5ème féminine à 3ème, 66ème au scratch.

C’est un beau trail, dommage que le temps n’est pas été plus dégagé, là cela aurait été vraiment magnifique. À refaire en 2017 du coup 😉

Trail de Monoblet (04-09-2016)

Dimanche 4 septembre 2016, mon tout premier trail ! Un petit trail, 11 km, environ 300 m D+.

Nous sommes peu nombreux, une trentaine, le parcours est peu technique, bien que caillouteux. Je hais les cailloux, enfin mes chevilles les haïssent. Le parcours est donc plutôt roulant. Le paysage est très sympa et ce trail, au profit d’une association, est donc pour la bonne cause.

M’attendant à pire en terme de difficulté, je finis en forme et 1ère féminine 😄

Une bonne première expérience qui donne envie de continuer. En même temps mon inscription aux trails des Banuts et du Pont du Gard est déjà validée. Trop tard pour reculer…

Peut-être ferais je le 32 km l’année prochaine ?

Trail des Calades (16-10-2016)


Cinq semaines après le début de mon plan…

Je n’avais pas prévu de courir ce trail mais un ami le faisant j’ai eu envie de me joindre à lui.

La veille il m’appelle après avoir récupéré son dossard pour me donner quelques infos sur la course. Il a plu dans les jours précédant la course, il y a de la boue mais aussi des passages glissants et le passage d’un ruisseau. Cela promet.

Proche du Pic St Loup, je n’ai pas de doutes sur le fait que les montées vont être dures mais je crains surtout les descentes. Pour m’y être rendue quelques fois, je connais le coin, et je sais le type de pierres que nous alllons rencontrer, et que cela va être particulièrement difficile dans les descentes.

Nous partons de devant la mairie, rapidement nous rejoignons les sentiers, passage dans les vignes, le terrain est parfois boueux ce qui ne me pose pas de problèmes (merci mes Salomon Speedcross 3). Partie dans la fin du peloton, il m’est difficile de dépasser, faudra que je veille à partir plus en avant lors de mes prochains trails.  Arrive la 1ère descente, et comme je m’y attendais, c’est pour moi une vraie difficulté, mes chevilles manquent de se tordre de nombreuses fois, je ralenti le rythme, me laisse dépasser. Ouf ça remonte, un coureur me laisse passer me disant que je grimpe bien. Ce n’est pas faux mais il me rattrapera dans la prochaine descente. En attendant je rattrape quelques coureurs, il est cependant difficile de dépasser, le sentier étant monotrace.

Les descentes s’enchaînent, je manque de tomber, chacune de mes chevilles restant bloquée au niveau d’une pierre. Je fais même une partie de la descente en marchant. Pas de doute mon point faible est là, il faut que je travaille les descentes mais aussi mes chevilles si je ne veux pas finir blessée.

Ce trail est technique, sans réel travail de descente je ne peux espérer faire mieux.

Je finis 126ème au scratch en 2h03, 8ème féminine, 3eme senior femme.

Le monde étant petit, je croiserais sur ce trail une vieille connaissance et un ancien collègue.

Trail des Ruffes (11-09-2016)

Motivée pour reprendre la course à pieds et surtout de manière durable, je rejoins sur Facebook le groupe Trail entre Elles. J’y trouve soutien et motivation. C’est là également que j’entends parler du trail des Ruffes à St Félix de Lodez (34). Ce n’est pas bien loin et il parait que c’est vraiment un très beau trail.

J’hésite, 17,5 km, 550 m D+, si peu de temps après la reprise, j’ai peur de ne pas aller au bout. De plus je suis fatiguée, en fait je suis presque anémiée, et donc sous traitement.

Une TEE le fait, et cela suffit à me motiver. Je m’inscris et me dis qu’au pire je le ferais en mode tortue.

9h30, le départ est donné, la première montée arrive rapidement, puis les Ruffes, ces dunes de sable rouge. C’est magnifique, vraiment dépaysant et pourtant l’on est qu’à une trentaine de kilomètres de chez moi.

J’avance, la motivation est là, mais il fait chaud, très chaud. Je ne lâche pas, impossible pour moi quand je porte un dossard. Je suis tantôt 1ère féminine, tantôt 2eme ou 3eme. Il est cependant très clair pour moi que les deux autres filles sont meilleures. À la sortie des Ruffes je suis 3ème féminine, la fin me parait longue, j’ai chaud, je suis fatiguée, j’ai hâte de franchir la ligne.

Quelques mètres avant la ligne d’arrivée, mon petit bonhomme avec son Papito et sa mamie sont là. Mon fils a bientôt 3 ans et se régale à chaque trail, il applaudit les coureurs comme un fou, hurlant « bravo ! Bravo ! ».

Je franchis la ligne 3ème féminine, en 2h15, 47ème au scratch et me promets de m’entraîner, de m’alimenter correctement parce qu’il est hors de question que je souffre autant à chaque trail.

Un superbe trail, une organisation au top, un repas d’après course bien sympa, y compris lorsque l’on est végé 🙂


L’année prochaine j’y serai ! Peut être sur le 26 km 🙂

La reprise

Presque trois ans sans chausser de baskets, à s’occuper à temps plein de mon petit bout de chou, le tout en travaillant à temps plein. Trois ans qui sont passés à vitesse grand V !

Et puis mi-juin 2016, je bois un verre avec un passionné de sport et plus particulièrement de course à pieds. C’est le déclic, je rechausse mes baskets, en achète de nouvelles et reprends l’entraînement.

C’est dur, pendant 3-4 séances j’alterne marche et course puis je suis de nouveau capable de courir 1h non stop. Le corps n’oubie pas parait il, et c’est tant mieux !